Sélectionner une page

INFO : Nous refermerons symboliquement l’évangile selon saint Matthieu en ce dernier jour de l’année liturgique

Dimanche 22 novembre 2020

Aujourd’hui, nous fêtons le Christ roi de l’univers. C’est comme le couronnement de toute cette année, l’occasion de nous demander comment Jésus règne dans nos vies. Lire plus

Homélie du Père Jacques Cramet

Qu’y a-t-il de commun entre les justes et les maudits de la parabole de l’évangile ? C’est que personne ne voit Jésus ! Quand t’avons-nous vu avoir faim, être nu ? disent les uns et les autres ! Nous ne voyons pas Jésus ! mais nous voyons nos frères et nous les servons ou nous ne les servons pas. Bien sûr pour servir il faut de la jugeotte, du discernement pour comprendre ce qui est possible de faire dans telle ou telle situation. Nous ne pouvons pas tout ! Nous ne pouvons pas aider tout le monde.

Mais avec un peu d’amour dans notre cœur, nous pouvons aider ceux qui croisent notre route, ceux qu’on voit autour de nous dans le besoin. Selon nos possibilités et nos capacités voyons ce qu’on peut faire pour eux. Nous avons tous dans nos familles, nos proches quelqu’un qui a des difficultés qui attend peut-être de l’aide. Selon nos possibilités prenons le temps de lui apporter ce dont il a besoin : un peu d’attention, un coup de main, un repas … Cela peut paraître peu mais c’est beaucoup pour la personne qui se sentira aimée par ce geste concret. Et Jésus nous dit qu’il retiendra comme fait à lui-même ces gestes de charité.

Notre prière sera alors plus fervente, enrichie par ce plus d’amour. A qui m’aime je me manifesterai à lui. Nous n’aurons pas de vision mais au fond du cœur un peu de paix, de lumière, signe de cette présence.

Un témoignage qui nous vient du Liban : « Chers tous, nous vous remercions pour vos vœux Nous allons bien et essayons de ne pas nous exposer au virus. Cependant, placés aux avant-postes de l’action Parrainage Liban”, nous ne pouvons pas toujours rester enfermés. Nous sortons environ tous les deux jours pour assurer les besoins urgents de quelques familles : argent, vêtements, nourriture, produits pharmaceutiques, etc. Même avant le Covid-19, la situation économique dans le pays était déjà très mauvaise. Cependant la Providence ne manque pas : la semaine dernière, par exemple, un Libanais vivant en dehors du pays s’est engagé à assurer la préparation d’un repas complet trois jours par semaine pour une douzaine de familles tout au long de ce mois. Une belle confirmation de l’amour de Dieu qui ne se laisse pas vaincre en générosité. » (tiré de Parole de Vie de novembre).

Ce qui parfois peut nous freiner sur ce chemin de sortie à la rencontre du frère ce sont nos blessures, nos faiblesses, nos péchés. On se lamente et on se décourage en particulier dans cette période où nous risquons d’être plus isolés.

C’est dans ces moments-là que la parole d’Ezéchiel peut nous soutenir : le Seigneur est un berger qui prend soin de ses brebis, en particulier de celles qui sont les plus fragiles.  Il les soigne quand elles sont blessées. Ayons cette confiance que le Seigneur, par les chemins qui sont les siens, ne nous abandonne pas. Il nous vient en aide. Il nous guérit et relève par son pardon. Le sacrement du pardon en est un signe visible. Nos gestes de réconciliation en témoignent.

Les enfants avec leur cœur et leur noms inscrits dedans, nous montrent le chemin. Ils nous disent cette confiance que Dieu nous connaît chacun par notre Nom.

L’action de grâces que nous allons maintenant élever par la prière est un remerciement pour tout ce que Dieu accomplit : la vie qu’il nous donne, la création qui nous entoure, la joie qu’il nous donne de prier ensemble même à distance, sa présence là où nous sommes lorsque nous sommes unis dans son amour.

Sachons le remercier et prier ensemble les uns pour les autres.

Père Jacques Cramet