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« Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié, il est ressuscité. » Voilà ce que nous dit l’évangile, voilà notre foi.

Nous cherchons un Jésus que nous connaissons, et que nous cherchons parfois dans nos tombeaux, dans ces lieux sans vie de certains questionnements, et la foi, cette petite lumière qui luit au fond du cœur vient nous dire : déplace ton regard, il est vivant mais d’une vie autre que ce qui t’est connu.

Lorsque nous percevons cette lumière, cette voix, laissons-nous éclairer, guider et parfois nous serons même amenés à conduire nos frères à le chercher à leur tour dans les Galilées d’aujourd’hui, ces carrefours des nations. Il nous faut de fait sortir comme nous y invite le Pape François pour le découvrir là où les hommes se rencontrent, souffrent, partagent. Et au cœur même de cette humanité, un amour partagé, une solidarité vécue, nous dira cette présence vivante. La souffrance du frère nous appellera au geste de tendresse, de soutien. `

Des catéchumènes seront baptisés au cours de cette Vigile pascale. Ils ont mené un combat parfois rude pour arriver à cette démarche de foi. La mort au péché est un don que Dieu nous fait par le baptême, il est aussi un choix que nous faisons, un combat. Et la vie de liberté dans laquelle nous entrons est fragile. Le Pape François nous dit : « ne nous laissons pas voler cette liberté. Il y a tellement de raisons qui pourraient nous conduire à baisser les bras : les difficultés de la vie, la mort d’un proche, les apparentes non-réponses de Dieu à nos attentes. Mais la présence, même silencieuse, d’un frère peut être un soutien, peut faire émerger de nouveau la lumière. »

Et le croyant sait que la lumière qu’il a reçue, qu’il continue à recevoir ne peut le trahir. Que la Parole de Dieu que nous recevons de milles manières ne revient pas sans avoir accompli son œuvre. Sans nourrir notre vie de ce dont elle a besoin. Accueillons cette Parole chaque jour, laissons-la vivre en nous pour qu’elle produise ce fruit.

Cette Parole touchera les cœurs même les plus endurcis. Il n’est pas de cœur assez dur pour ne pas être touché par l’Amour de Dieu lorsque celui-ci se présente dans le don d’un crucifié. Laissons-nous toucher par cet amour pour que nos cœurs de pierre deviennent des cœurs de chair, des cœurs capables d’aimer.

A Pâques comme à Noël ou à d’autres occasions on fait parfois des cadeaux. Que ces gestes soient signes de cet amour qui partage. Et même les gestes les plus simples peuvent toucher le cœur.

Nos célébrations en ce temps pascal sont riches : elles expriment le mystère du Christ qui meurt pour nos péchés, ressuscite et nous donne part à sa vie. On dit que le dimanche est le premier jour de la semaine, jour de la résurrection ; qu’il soit aussi le 7° jour, jour du repos. Où nous puissions comme Dieu nous reposer. Ce matin c’est vrai que nous avons fait l’effort de nous lever tôt pour venir à cette vigile. Demandons la grâce que cette célébration puisse être aussi un repos pour nos âmes et nos corps par la présence du ressuscité. Et que nous puissions marcher avec cette présence dans notre vie de tous les jours grâce à l’amour partagé.

Père Jacques Cramet