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Quand on m’a posé la question « qu’est-ce que ça fait de travailler pendant le confinement », je n’ai pas su quoi répondre car, après tout, je ne prenais pas cela comme un fardeau et je n’avais pas l’impression de m’exposer. Bien au contraire, j’avais cette chance que beaucoup n’ont pas eue de continuer à avoir une vie sociale, à échanger avec l’autre. Ceci supposait de faire autrement (pas de poignée de mains, pas trop de proximité, …) mais les échanges étaient plus sains, plus authentiques. Les gens que je côtoyais avaient plus besoin de parler, de confier leurs craintes, leurs angoisses de devoir sortir ou encore leur solitude ressentie les jours où ils ne venaient pas travailler. Dans ces moments étranges où « rien n’est comme d’habitude », un sourire, une parole, une blague prennent une autre dimension : celle de l’intérêt pour son collègue avec lequel on n’a habituellement pas le temps d’échanger.

Durant cette période où les jours se suivaient et malheureusement se ressemblaient, chaque matin, en partant, en voiture, je remettais ma journée au Seigneur afin qu’il me donne la force de prendre les bonnes décisions. Ce moment indispensable me permettait d’avancer en sachant que quoi qu’il arrive, j’étais soutenue et que je pouvais passer les obstacles mis sur mon chemin. Et les soirs, en rentrant, ma famille et mes amis étaient toujours présents avec une parole touchante, un petit message, un appel qui me redonnaient à nouveau de la force.

Alors, au travail ou pas, je ne peux que souhaiter que le déconfinement garde ce côté positif de la relation humaine et du souci de l’autre !